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Invraisemblable ? par JPM, Benny Thyrion


La vraisemblance comme critère pour le cinéma ? Le cinéma ça peut être du rêve, du phantasme, du spectacle. King Kong, c’est invraisemblable. J’adore celui de Peter Jackson. C’est du spectacle total. Kill Bill, de Quentin Tarantino, Beatrix Kiddo / Black Mamba / The Bride [Uma Thurman] qui sort de son cercueil enfoui, c’est invraisemblable. Quella villa accanto al cimitero La Maison près du cimetière, de Lucio Fulci, n’a pas d’explications. Ce qui m’importe, c’est l’émotion, l’atmosphère, pas la vraisemblance.

 

 

« Mais, tout bien considéré, le cinéaste ne fait que du cinéma : il enregistre, recoupe, relie, des images et des sons pour provoquer des émotions. Et il le fait satanément bien. »
« la griffe Lynch, sa verve si fantasmagorique, si sensationnelle. Ennemi de la démonstration par la narration, il déploie l’étrange en toutes directions avec un art maniaque de la surenchère »
« Les objets, les paysages, les situations, les comportements, sont comme aspirés par cette force sombre de l’absurde que le cinéaste distillera dans toutes ses œuvres, comme s’il avait décidé, dès Eraserhead, de devenir le plasticien du cauchemar sur grand écran. »
« Ainsi, David Lynch a forgé très tôt un postulat sensoriel qui s’exprime partout dans Eraserhead : pour traduire complètement l’émotion onirique, il faut laisser ses composants respirer à vif, les prémunir contre un récit qui tenterait de les justifier. La plupart des films fantastiques introduisent l’extraordinaire comme une « distorsion du réel ». En un sens, ils s’appuient sur le possible ou sur le raisonnable pour le faire dégénérer. Eraserhead
ne distord pas le réel, il puise directement son matériau dans l’irréel et en fait une projection brute. Du moins nous donne-t-il cette illusion.
Néanmoins, ce n’est pas du cinéma automatique comme il a pu exister une écriture automatique, à des fins de psychanalyse. Ce qui est frappant chez Lynch, c’est que son univers impossible est un univers construit, méticuleusement contrôlé, paradoxalement homogène. On peut en rechercher le fil rouge, les constantes, les « topics » — germination, racines, ovulation, état larvaire, mutation, effacement, électromagnétisme —, on peut observer l’unité substantielle du film et de ceux qui suivront, et pourtant il est vain, et même contre-productif, de courir après l’
élucidation
de quoi que ce soit.
Eraserhead est plus qu’un film étrange ou décalé. Il écrit directement sur vos récepteurs sensoriels sans passer par la case explication. Ne serait-ce qu’en fermant les yeux et en écoutant la bande-son — un bijou incomparable, entièrement retravaillé en 1994 —, le spectateur se sent pénétrer dans l’imaginaire d’un autre, tortueux, granuleux, nauséeux. Et, s’il est improbable que nous partagions avec Lynch aucune de ses visions déroutantes, nous nous surprenons à sentir quand même une terra cognita. Serait-ce la musique, la forme, la temporalité vaporeuse de nos propres rêves ?... »
Marc Autret
[http://marcautret.free.fr/babel/cinemap/eraser76/index.php]

 

 

Pour moi, il n’y a pas d’émotion dans Star Wars.
Qu’est-ce qui est vraisemblable, qu’est-ce qui ne l’est pas ?
Qu’est-ce qui est « n’importe quoi », expression couramment employée ?
D’aucuns démolissent des films parce qu’ils ne comprennent pas les comportements de leurs personnages, parce que ceux-ci sont hors de leur esprit étriqué. Ça les dépasse, alors c’est « n’importe quoi ». C’est pas une histoire conventionnelle, alors c’est « n’importe quoi ». Ça ressemble pas à leurs photos, alors c’est « n’importe quoi ». Certains n’aiment que les plats de maman. « On ne mélange pas des pommes avec des poires ». Ça n’entre pas dans leur schéma de pensée, alors c’est con. Certains déforment des films pour se faire mousser avec des bons mots. Certains déforment des scènes pour les faire cadrer avec leur indignation, comme dans Cannibal Holocaust la tortue prétendument dépecée vivante alors qu’elle est décapitée immédiatement. Des personnes terre à terre sont insensibles à des formes d’expression.
Vraisemblance ? Explications ?
Vertigo, de Alfred Hitchcock, est considéré par certains comme un des meilleurs films (1). C’est un de mes films préférés. Dans la première séquence, comment John "Scottie" Ferguson [James Stewart] est-il sauvé de sa position ? Lors d'une poursuite sur les toits, il a glissé, s’est accroché des deux mains à une corniche, a été pris de vertige et son collègue policier a fait une chute mortelle en essayant de l'aider. La séquence se termine sur lui, seul, suspendu au bord du toit, tétanisé par le vertige.

 

 

« Le film s'ouvre par une course sur les toits de San Francisco.
Deux policiers poursuivent un malfaiteur. Le premier saute d'un toit à un autre, se redresse et reprend la poursuite. Le second, Scottie, lorsqu'il tombe sur le plan incliné du toit, glisse et se retrouve suspendu à une gouttière. Tétanisé par le vertige, il est incapable de saisir la main que lui tend le premier policier revenu sur ses pas. Finalement celui-ci bascule dans le vide.
 »
[http://www.rayonpolar.com/Films/hitchcock_affiche.php?numero=49]

 

« The film opens with a rather abstract shot of a steel bar against a blurry background. Suddenly, a hand clutching to the bar, makes us realise that we are in fact looking at a steel bar. Next, we see a man running across a roof followed by a police officer and by a man in a grey suit. Apparently we find ourselves in the middle of a pursuit across the rooftops of San Francisco. When the man in the grey suit slips, he grabs hold of the gutter and finds himself suspended high above the street. Through subjective shots, the gaze of the viewer coincides with that of the man in the grey suit. We see through his eyes the yawning abyss to the street far below him. Subsequently, we see how the police officer turns to him (to us as it were) to offer his hand. However, when he stretches toward the suspended man, the police officer slips and falls to his death.
The subjective shots from the point of view of the suspended man lead us to presume correctly that this man, whom we will get to know as John Ferguson, will be the main character of the story.
The famous shot of John's vertigo is the most crucial moment in the opening sequence of the film. It effectively illustrates the captivating attraction of the depth below, which brings us to the actual experience of vertigo. What happens to a person in this instant? It is a widely acknowledged fact that one is subject to an immense fear of falling, while at the same time being tempted by the call of depth. In this rare experience, the temptation to let go and to surrender to the fall becomes almost indistinguishable from the fear of death. This may be what flashes through John's mind when he is suspended from a gutter high above the street. The confrontation with his own death drive will frighten and fascinate him for the rest of the film.
In the opening sequence it becomes clear that the subjective experience of John Ferguson will determine the rest of the story. For the main part of the film, the viewer will be confined to John's view. In the first half of the film, we still get an occasional shot from the perspective of John's friend Midge, suggesting some critical distance, but soon, the viewer is entirely wrapped up in John's experience. Only after Madeline's death and John's encounter with Judy, there is some room for another perspective. Still, her point of view hardly amounts to more than a marginal moment within the overall perspective of the film. As it will turn out, John's subjective perspective through not only determinates the development of the story, it also holds the clue to the uncanny aspect of Vertigo.

We never find out how John is rescued. After the opening sequence, the story instantly shifts to the apartment of Midge, an old friend, whom John as a student was once engaged to for a couple of weeks. Here, we hear John say that he will be freed from his corset the following day and that he has resigned from the police force.
 »
Joyce Huntjens

[http://www.imageandnarrative.be/uncanny/joycehuntjens.htm]

 

 

(1)

 

IMDb
Top 250 movies as voted by our users
1. The Shawshank Redemption (1994) ; 2. The Godfather (1972) ; 3. The Dark Knight (2008) ; 4. The Godfather: Part II (1974) ; 5.
Buono, il brutto, il cattivo., Il (1966) ; 6. Pulp Fiction (1994) ; 7. Schindler's List (1993) ; 8. One Flew Over the Cuckoo's Nest (1975) ; 9. Star Wars: Episode V - The Empire Strikes Back (1980) ; 10. 12 Angry Men (1957) […] 36. Apocalypse Now (1979) ; 37. Léon (1994) ; 38. Taxi Driver (1976) ; 39. American Beauty (1999) ; 40. American History X (1998) ; 41. Vertigo (1958) ; 42. Fabuleux destin d'Amélie Poulain, Le (2001) ; 43. Paths of Glory
(1957) ; 44. M (1931) ; 45. The Departed (2006) […]
[http://french.imdb.com/chart/top]

 

allocine
Les meilleurs films selon les spectateurs
1. Buono, il brutto, il cattivo., Il (1966) ; 2. Modern Times (1936) ; 3. Back to the Future (1985) ; 4. Edward Scissorhands (1990) ; 5. Garde à vue (1981) ; 6. The Shawshank Redemption (1994) ; 7. Singin' in the Rain (1952) ; 8. One Flew Over the Cuckoo's Nest (1975) ; 9. Once Upon a Time in the West (1969) ; 10. Schindler's List (1993) ; 11. The Godfather (1972) ; 12. The Great Dictator (1940) ; 13. Pulp Fiction (1994) ; 14. Goodfellas (1990) ; 15. The Lion King (1994) ; 16. 12 Angry Men (1957) […] 19. Mononoke-Hime (1997) […]
24. Terminator 2 : Judgement Day (1991) ; 25. The Elephant Man (1980) […] 28. Hotaru No Haka (1988) […] 44. Sen to Chihiro no Kamikakushi (2001) ; 45. Psycho (1960) […] 85. Tenku no shiro Rapyuta (1986) […] 89. The Bridges of Madison County (1994) […] 92. Tonari no Totoro (1988) […] 102. Vertigo (1958) […]
[http://www.allocine.fr/film/meilleurs_gen_filtre=top250&critique=public&annee=&tri=cettesemaine&page=7.html]

 

L'AFI désigne son Top 100 de tous les temps
21.06.2007
« L'American Film Institute vient de révéler sa nouvelle liste des 100 meilleurs films de tous les temps. »
1. Citizen Kane de Orson Welles ; 2. The Godfather de Francis Ford Coppola ; 3. Casablanca de Michael Curtiz ; 4. Raging Bull
de Martin Scorsese ; 5. Singin' in the Rain de Stanley Donen ; 6. Gone with the Wind  de Victor Fleming ; 7. Lawrence of Arabia de David Lean ; 8. Schindler's List de Steven Spielberg ; 9. Vertigo de Alfred Hitchcock ; 10. The Wizard of Oz de Victor Fleming
[http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18404379.html]

 

États-Unis, le meilleur film américain de tous les temps
21.06.2007
« Pour le 2e fois en 10 ans, le jury américain, composé de 1500 artistes et critiques, a choisi un film mythique parmi 100 films. »
1. Citizen Cane (1941) ; 2. The Godfather (1972) ; 3. Casablanca
(1942)
« 
Le film sur la boxe de Martin Scorsese Raging Bull et Vertigo de Alfred Hitchcock sont entrés dans la liste des 10 meilleurs films pour la première fois cette année. »
[http://tf1.lci.fr/infos/culture/cinema/0,,3474231,00-meilleur-film-americain-tous-temps-est-.html]

 

Les dix meilleurs films de tous les temps par l’AFI
dans les catégories fantastique, sf et animation…

20.06.2008
Fantastique :
1. Le magicien d'Oz ; 2. Le seigneur des anneaux : la communauté de l'anneau (2001) ; 3. La Vie est belle [It's a Wonderful Life] (1947) ; 4. King Kong (1933) ; 5. Miracle sur la 34eme rue ; 6. Field of Dreams ; 7. Harvey ; 8. Un jour sans fin [Groundhog Day] (1993) ; 9. Le Voleur de Bagdad [The Thief of Bagdad] (1940) ; 10. Big
SF :
1. 2001, l'odyssée de l'espace ; 2. Star Wars : Un nouvel espoir ; 3. E.T. l'extraterrestre ; 4. Orange mécanique ; 5. Le jour où la Terre s'arrêta [The Day the Earth Stood Still] (1951) ; 6. Blade Runner ; 7. Alien ; 8. Terminator 2 ; 9. L'invasion des profanateurs de sépultures [Invasion of the Body Snatchers] 1956 ; 10. Retour vers le Futur
Animation :
1. Blanche neige et les sept nains ; 2. Pinocchio ; 3. Bambi ; 4. Le Roi Lion ; 5. Fantasia ; 6. Toy Story ; 7. La Belle et la Bête ; 8. Shrek ; 9. Cendrillon ; 10. Le monde de Nemo
[http://www.scifi-universe.com/actualites/7084-les-dix-meilleurs-films-de-tous-les-temps-par-l-afi.htm]

 

Une liste des meilleurs films de tous les temps a été faite par les deux critiques cinéma du Time.
23.05.2005
[http://www.lecinema.ca/nouvelle/2029/]
All-Time 100 movies
Quelques titres :
Aguirre: the Wrath of God (1972) ; Blade Runner (1982) ; Brazil (1985) ; E.T. The Extra-Terrestrial (1982) ; Finding Nemo (2003) ; The Fly (1986) ; The Godfather, Parts I and II (1972, 1974) ; King Kong (1933) ; Notorious (1946) ; On the Waterfront (1954) ; Psycho (1960) ; Pulp Fiction (1994) ; Sunrise (1927) ; Taxi Driver (1976) ; Unforgiven (1992)
[http://www.time.com/time/2005/100movies/the_complete_list.html]

 

« Succès mitigé
Sueurs froides a été reçu très timidement par les critiques américains de l'époque. Si le public n'a pas suivi en masse, les recettes du film ont dépassées le budget. Sueurs froides a coûté 2,5 millions de dollars et en a rapporté 7 millions au final. Le film est aujourd'hui considéré comme un des plus importants de la carrière du cinéaste. Il a même éte élu deuxième long métrage le plus important de l'histoire derrière Citizen Kane d'Orson Welles par un groupe de critiques internationaux réunis en 2002 par la revue Sight and sound
.
Oscars
Sueurs froides
n'a reçu que deux nominations à l'Oscar sans remporter de prix. Le film s'est distingué dans les catégories meilleur son et meilleurs direction artistique et décors.
Influences
Sueurs froides a inspiré de nombreux cinéastes qui ne cessent de s'y référer dans leurs oeuvres. Brian De Palma a écrit avec Paul Schrader une variation autour du film d'Alfred Hitchcock avec Obsession. Cliff Robertson y est attiré par deux femmes aux similitudes étranges. Pulsions retravaille la scène de filature dans un musée. Dans Body double, le réalisateur reprend l'idée d'un héros diminué. Il est lui aussi attiré par la sosie de celle qu'il a perdu. Femme fatale
toujours de Brian de Palma joue à nouveau avec une femme à l'identité double.
Cette thématique se retrouve dans d'autres longs métrages comme
Mulholland Drive et surtout Lost highway
de David Lynch. Dans ce dernier film, un homme aux multiples personnalités est tour à tour piègé par la même femme, une fois brune, une fois blonde.
Dans
Le Syndrome de Stendhal de Dario Argento, certains plans de la jeune femme dans le musée rappellent Sueurs froides
.
Suzhou River
du cinéaste chinois Lou Ye est lui aussi une réadaptation du long métrage d'Alfred Hitchcock.
Citations
Des images de
Sueurs froides sont réutilisées dans Un baiser avant de mourir et L' Armée des 12 singes. »
[http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=980.html]

 

« Le travail sur les lumières, les couleurs, les décors, amorcent un romantisme angoissant et angoissé qui sera bientôt repris et amplifié dans les films de Mario Bava, et l’impact de l’histoire sera tel qu’on en retrouvera l’écho dans des films non moins admirables, que ce soit Body double et Obsession de Brian de Palma, Lost Highway, de David Lynch, ou L’armée des douze singes, de Terry Gilliam. »
Stéphane Jolivet

[http://www.horreur.com/fiche_film.php?idfilm=1124]

 

« Lors de sa sortie en 1958, le film fut reçu plus que froidement par le public et les critiques. Son résultat au box-office fut une grande déception pour un film mettant en scène deux des plus grosses stars du box office de l'époque sous la houlette d'Hitchcock. Les spectateurs de l'époque lui préfèrent des films plus légers comme Gigi, Ma tante et La péniche du bonheur. Ce n'est que dans les années 60 que le film fut redécouvert par les cinéphiles dans la mouvance des efforts avant-gardistes de Truffaut et de succès comme Blow-up de Antonioni. Lors de sa première diffusion télévisée aux E-U le film fit un taux d'audience autant inattendu que spectaculaire.
Ce film a profondément marqué certains réalisateurs contemporains. Ainsi
Obsession ou Body Double de Brian de Palma reprennent plus ou moins intégralement la trame de Vertigo, de Palma poussant l'hommage au point de travailler avec Bernard Herrmann pour la musique d'Obsession. David Lynch a également repris à sa compte de travail psychologique effectué par Hitchcock tout comme le traitement du dédoublement de personnalité dans des films comme Blue Velvet ou Lost Highway. »
G.P.L
[http://www.purjus.net/cinema/chroniques.php3?review=404]

 

 

Prenons la démolition de Vidocq de Pitof.

 

Vidocq (2001)
réalisé par Pitof
sur un scénario de Jean-Christophe Grangé,
dont le rôle de Vidocq est interprété par Gérard Depardieu

Critique de JPM

« Pitof travaille depuis vingt-deux ans dans les trucages numériques et dans la pub. Avec ce premier long métrage, il va donc nous en gaver, de trucages numériques. Jusqu’à l’écœurement. Effectivement, pas une seule image de son film ne reproduit la réalité, tout est retouché sur ordinateur. On n’a rien contre le principe, seul le résultat compte. Le malheur est que le résultat, ici, n’est pas à la hauteur des espérances. Vidocq est d’une laideur effroyable, ce qui démontre que la technique, employée à tort et à travers, est pire que l’absence de technique, celle qui faisait le charme désuet des films de Pagnol et d’Ed Wood. Le réalisateur, mal inspiré, utilise presque en permanence l’objectif grand angulaire pour faire des gros plans et des panoramiques, quand tout le monde sait que la déformation de perspective due à ce type d’objectif le rend impropre à ces deux procédés de tournage. Non content de cela, c’est un festival de gros plans sur des bouches malsaines, des pifs, des verrues purulentes, des poils, des pores et autres joyeusetés aptes à vous détourner de l’écran pour vomir dans votre seau de popcorn, enfin utile à quelque chose. Enfin, la qualité attendue de l’image numérique n’est pas au rendez-vous, et trop de plans sont affectés d’un grain prononcé qu’on ne trouve même pas sur les pellicules de mauvaise qualité fabriquées avant 1914. »

JPM
http://www.kinopoivre.eu/automne2001.php#vidocq

 

La déformation due à l’utilisation de l’objectif grand angulaire, les gros plans sur des bouches malsaines, des pifs, des verrues purulentes, des poils, des pores et autres joyeusetés ; c’est pas justement pour développer une ambiance malsaine, faire passer le sordide, montrer le laid en l’homme ?

 

« Que viennent faire ici les deux combats de kung-fu où Gégé se ridiculise ? Le kung-fu, c’est une obsession des réalisateurs de la bande visée plus haut [Jean-Christophe Grangé, Marc Caro, Jean-Pierre Jeunet, Christophe Gans] ? Avec son embonpoint qui le rapproche de plus en plus de Marlon Brando, Depardieu devrait songer à d’autres rôles (déjà, il a raté Jésus). Je ne me moque pas de son tour de taille, loin de là : posséder une légère surcharge pondérale n’a pas empêché Orson Welles d’être un acteur de poids, si je puis dire ; mais du moins, il ne jouait pas les Bruce Lee. On se doute bien que Depardieu est doublé, et son cascadeur est nommé au générique, mais même l’idée se révèle naze : en 1830, époque à laquelle est censée se dérouler cette histoire, Vidocq avait déjà cinquante-cinq ans ! Il veut faire son Belmondo du pauvre, Depardieu ?
Arrêtons les frais, le film ne vaut pas la peine qu’on le décortique plus longuement. Et résumons : agitation vaine, vacarme, photographie hideuse, scénario incompréhensible et surchargé, dénouement invraisemblable, interprétation branlante (ce malheureux Guillaume Canet ferait mieux de se trouver un boulot à la Sécu ou à la SNCF), Vidocq est le nanard de l’automne. Vite, hâtez-vous d’aller voir... autre chose !
En bref : à fuir.
 »

JPM
http://www.kinopoivre.eu/automne2001.php#vidocq

 

 

Jean-Pierre Jeunet
Réalisateur :
· 1978 :
L'évasion
·
1979 : Le Manège animation de marionnettes de Marc Caro, chez Cinémation, 10 min 10
·
1981 : Le Bunker de la dernière rafale (court métrage de 26 minutes, coréalisé avec Marc Caro)
·
1984 : Pas de repos pour Billy Brakko (court métrage de 5 minutes)
·
1989 : Foutaises (court métrage de 8 minutes)
·
1991 : Delicatessen (coréalisé avec Marc Caro)
·
1995 : La Cité des enfants perdus (coréalisé avec Marc Caro)
·
1997 : Alien, la résurrection
·
2001 : Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain
· 2004 : Un long dimanche de fiançailles

[http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Jeunet]

 

Marc Caro
Réalisateur :
·
1978 : L'évasion (court métrage coréalisé avec Jean-Pierre Jeunet)
·
1980 : Le Manège (court métrage coréalisé avec Jean-Pierre Jeunet)
·
1981 : Le Bunker de la dernière rafale (court métrage de 26 minutes, coréalisé avec Jean-Pierre Jeunet)
·
1985 : Rude Raid (court-métrage)
·
1987 : La Concierge est dans l'escalier (court métrage)
·
1988 : Méliès 88 : Le topologue (court métrage de 2 minutes, d'après une histoire de Georges Méliès)
·
1991 : Delicatessen (coréalisé avec Jean-Pierre Jeunet)
·
1993 : Savoure le rouge (Clip du groupe Indochine)
·
1995 : La Cité des enfants perdus (coréalisé avec Jean-Pierre Jeunet)
·
1998 : Exercice of steel (court métrage de 4 minutes, réalisé dans le cadre d'une campagne de prévention contre le Sida)
· 2007 :
Dante 01
Scénariste :
· 1981 : Le Bunker de la dernière rafale (coécrit avec Gilles Adrien et Jean-Pierre Jeunet)

· 1991 : Delicatessen (coécrit avec Gilles Adrien et Jean-Pierre Jeunet)
·
1995 : La Cité des enfants perdus (coécrit avec Gilles Adrien et Jean-Pierre Jeunet)
· 1998 : Exercice of steel (clip publicitaire pour le préservatif)

[http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Caro]

 

Christophe Gans
Réalisateur :
·
1995 : Crying Freeman
·
2001 : Le Pacte des loups
· 2006 : Silent Hill

 

Jean-Christophe Grangé
Scénarios et collaborations pour le cinéma :
·
Les Rivières pourpres (2000) - crédité pour le roman du même nom dont le film est inspiré et pour le scénario original (co-écrit avec Mathieu Kassovitz)
·
Vidocq (2001) - crédité pour le scénario original (co-écrit avec "Pitof")
·
Les Rivières pourpres 2 - Les anges de l'apocalypse (2004) - le scénariste est Luc Besson, mais Jean-Christophe Grangé est crédité pour son roman Les Rivières pourpres qui a inspiré les personnages du film.
·
L'Empire des loups (2005) - crédité pour le roman du même nom.
· Le Concile de Pierre (2006) - Le réalisateur est Guillaume Nicloux (aussi crédité pour le scénario, avec Stéphane Cabel). Jean-Christophe Grangé est crédité pour le livre du même nom.

[http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Christophe_Grang%C3%A9]

 

Pitof, de son vrai nom Jean-Christophe Comar, spécialiste des effets spéciaux
Réalisateur :
·
2001 : Vidocq
· 2004 :
Catwoman
Responsable des effets spéciaux :
·
1994 : Grosse Fatigue
· 1997 :
Alien, la résurrection
· 1999 : Astérix et Obélix contre César

[http://fr.wikipedia.org/wiki/Pitof]

 

 

Liens internes

 

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